Aller au contenu principal
Fermer

Après un été réussi, Air France-KLM veut sabrer dans les coûts de KLM
information fournie par AFP 05/11/2026 à 12:48

Après un été réussi, Air France-KLM veut sabrer dans les coûts et les effectifs de KLM ( AFP / ERIC PIERMONT )

Après un été réussi, Air France-KLM veut sabrer dans les coûts et les effectifs de KLM ( AFP / ERIC PIERMONT )

Le groupe de transport aérien franco-néerlandais Air France-KLM a annoncé jeudi des mesures pour sabrer dans ses coûts aux Pays-Bas, après un été réussi malgré les prix élevés du carburant.

Le bénéfice net au troisième trimestre, celui de la saison haute estivale, a progressé de 22 %, à 938 millions d'euros. Cela a propulsé à la hausse le cours de Bourse, d'environ 10 % à l'ouverture à Paris.

Sur les neuf premiers mois de cette année marquée par la guerre au Moyen-Orient et l'inflation des prix du kérosène, le bénéfice est cependant en baisse de 25 %, à 877 millions d'euros.

Le groupe se prépare à ce que ce poste de dépenses reste très lourd. Dans ses prévisions, la tonne de kérosène, qui coûtera près de 1.600 dollars lors du trimestre en cours, va se situer aux alentours de 1.400 ou 1.500 dollars au premier semestre 2027.

La branche KLM (KLM et Transavia Pays-Bas), qui est moins rentable qu'Air France (Air France et Transavia France), a annoncé dans un communiqué un ensemble de nouvelles mesures d'économies.

Le nombre de postes chez KLM, qui a déjà baissé ces dernières années, diminuera encore de 15 % supplémentaires ( ANP / Ramon van Flymen )

Le nombre de postes chez KLM, qui a déjà baissé ces dernières années, diminuera encore de 15 % supplémentaires ( ANP / Ramon van Flymen )

"Le nombre de postes chez KLM, qui a déjà baissé ces dernières années, diminuera encore de 15 % supplémentaires. Environ 5.000 postes ont été ou seront réorganisés, avec un travail organisé différemment", a indiqué cette branche néerlandaise. Elle vise "une amélioration annuelle des résultats à hauteur d'un milliard d'euros".

Les mesures comprennent, selon Air France-KLM, une révision des conventions collectives en vue d'un "contrôle strict de l'évolution de la masse salariale", la réorganisation, parfois par externalisation, parfois au contraire par réintégration, de "certaines activités liées aux opérations au sol, au cargo et à la maintenance", et enfin l'arrêt de l'exploitation des avions "les plus anciens", ceux qui consomment le plus de kérosène.

"Maîtrise rigoureuse des coûts"

Le directeur général d'Air France-KLM Benjamin Smith (C) à Paris le 19 février 2026 ( AFP / Bertrand GUAY )

Le directeur général d'Air France-KLM Benjamin Smith (C) à Paris le 19 février 2026 ( AFP / Bertrand GUAY )

Le directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, a salué pour son groupe "un troisième trimestre résilient".

"La demande sur nos marchés stratégiques clés, combinée à une forte rigueur commerciale, a entraîné une hausse des recettes unitaires, tandis que la maîtrise continue des coûts – associée à une facture carburant bien gérée – a permis de maintenir les coûts unitaires globalement stables", a-t-il détaillé.

Le chiffre d'affaires a augmenté lors de ce trimestre de 8 % à 9,916 milliards d'euros. À taux de change constant, la hausse est même plus forte, de 12 %.

"Les recettes unitaires solides ont intégralement compensé l'impact de la hausse des prix du carburant, dans un contexte de crise au Moyen-Orient. Par ailleurs, la maîtrise rigoureuse des coûts a limité la hausse des coûts unitaires à seulement +0,1 %", s'est félicité le groupe.

Air France-KLM a indiqué avoir bloqué par des contrats de couverture le prix de 54 % du carburant qu'il devrait consommer en 2027, contre 68 % en 2026. Cette habitude d'avoir de la prévisibilité sur au minimum la moitié du carburant à consommer est maintenue, même si le groupe se fixe un plafond de prix (non divulgué) au-delà duquel il ne signe pas de contrat de fourniture.

Air France-KLM a revu à la hausse l'estimation de sa facture de carburant pour 2026, à 9,2 milliards de dollars (300 millions de dollars de plus que lors de sa dernière prévision).

Pour RBC Capital Markets, il continue à bénéficier des difficultés de certains concurrents, et "l'une des questions est de savoir à quel point va persister l'effet bénéfique de l'évitement du Golfe pour les voyages vers l'Asie".

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires